Une alliance au service des transformations silencieuses
La littérature française, notamment les travaux de Florence Lhote (source : Cairn.info), a montré combien “l’alliance éducative et art-thérapeutique” repose moins sur des dispositifs figés que sur une éthique du pas-de-côté. L’éducateur apporte son ancrage dans le réel ; l’art-thérapeute, l’espace de la symbolisation. La synergie trouve souvent ses preuves dans de petites transformations : un usager qui, par la création, prépare à supporter la frustration, et qui, épaulé par l’éducateur, l’expérimente dans des contextes nouveaux.
Quelques données chiffrées éclairent la prévalence de ces collaborations. Selon l’ANESM (rapport sur les pratiques innovantes en établissements, 2018), 62 % des établissements médico-sociaux français intègrent des médiations artistiques dans leurs projets de prise en charge, et dans 88 % d’entre eux, les équipes éducatives sont impliquées directement dans l’organisation ou la mise en œuvre de ces ateliers.