Les spécificités du métier d’art-thérapeute en France
L’art-thérapie, malgré une institutionnalisation croissante dans certains établissements de santé, demeure un métier non réglementé par un titre protégé à l’échelle nationale (comme le sont les psychologues ou les psychiatres). Cela signifie que le cadre législatif laisse une marge de liberté mais aussi une zone d’ombre, notamment quant à la reconnaissance par les structures de protection sociale (URSSAF, CIPAV, sécurité sociale indépendante, etc.) et les organismes de formation.
Selon la Fédération Française des Art-Thérapeutes (FFAT) et l’Afreth, en 2024, le métier d’art-thérapeute est reconnu par le Registre National des Certifications Professionnelles (RNCP) à travers quelques diplômes spécifiques (DU, titres privés), mais il n’existe ni ordre, ni monopole d’exercice (FFAT). Les enjeux juridiques liés à la pratique libérale en découlent : ils touchent la qualification d’activité (libérale, paramédicale, de bien-être), l’affiliation sociale, la fiscalité, la responsabilité professionnelle.