Vers une clinique intégrative : quelles perspectives ?
L’articulation des séances d’art-thérapie et du suivi psychologique classique chez le patient déprimé, loin d’être un simple « plus », ouvre de nouveaux territoires thérapeutiques. C’est la complexité du vivant qui s’y donne à voir. Loin de s’opposer, ces approches s’enrichissent l’une l’autre : à l’espace de la parole, l’espace du geste ; à la remémoration, l’invention du présent.
À mesure que la littérature souligne l’intérêt de dispositifs pluriels (voir par ex. American Art Therapy Association, Art Therapy in the Treatment of Depression, 2017), il appartient aux équipes, en dialogue avec chaque patient, d’inventer ces passerelles. Car la singularité de chacun, là, dans la trace laissée sur le papier comme dans le silence entre deux phrases, est l’enjeu majeur, obstinément renouvelé, du soin psychique.