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Societe Francaise de Psychopathologie de l'Expression et d'Art-therapie

Société Française de Psychopathologie de l'Expression et d'Art-thérapie

La Société Française de Psychopathologie de l'Expression et d'Art-thérapie a pour objet l'étude pratique, théorique et la recherche concernant les apports de toutes les formes d'expression artistiques à la thérapeutique, l'éducation spécialisée , la pédagogie et la culture.




SILENCES


56e Journées d’Automne
de la Société Française de Psychopathologie de l’Expression et d’Art-thérapie
les 28 et 29 novembre 2020
 
Appel à communication
 
« Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. »
Ludwig Wittgenstein
 
« Ô privilège du génie ! Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart,
le silence qui lui succède est encore de lui. »
Sacha Guitry 
 
Comment le geste artistique et nos pratiques cliniques sont-ils concernés par le silence ? Dans la symptomatologie psychopathologique, le silence a partie liée avec le mutisme, la réticence, la résistance. Entre acquiescement tacite, impossibilité de réponse et silence de mort, le silence, les silences revêtent des significations différentes et souvent contradictoires.
 
Contrairement au vide, le silence n’est ni absence ni vide représentationnel. Il ne s’oppose pas à la parole, mais, porteur de sens, il en constitue la toile de fond. Des artistes contemporains comme John Cage dans 4’33 ont pu saisir le silence dans leurs compositions, des cinéastes le montrer dans les silent movies, des peintres tel Zao Wou-Ki dire dans leurs toiles que « l’espace est silence ». Si Shakespeare a pu terminer son Hamlet sur « le reste est silence », de quel reste le silence se fait-il la parole ? Entre l’indicible du sublime et celui de l’horreur, le silence semble une figure de l’excès, en deçà ou au-delà des mots.
 
La présence de la mère, cette « musicienne du silence », fait accéder l’enfant à la capacité d’être seul. Qu’en est-il de la présence, souvent silencieuse, de l’analyste, de l’art-thérapeute ? Comment la pratique artistique engage-t-elle le silence dans son geste, son contenu, dans sa réception même ? Ainsi, le saisissement esthétique que produit l’œuvre d’art nous met-il aux prises avec le silence — il nous arrive de rester interdits, bouche bée devant l’art. C’est à ces différentes questions — cliniques, artistiques, thérapeutiques — que nous tentons de répondre en mettant au travail les interventions et intermèdes artistiques face aux figures du silence et aux sens multiples auquel elles nous convient.
 
Merci d’envoyer votre résumé de 15 lignes en fichier Word, Times 12,
avec le titre de votre communication, votre nom, vos titres, votre adresse e-mail
à Ghislaine Reillanne ghislaine.reillanne@wanadoo.fr - avant le 29 mai 2020. Si votre proposition est retenue, le texte complet de votre intervention doit nous parvenir pour le 30 septembre au plus tard, en vue de l’édition des Actes. Vous êtes priés de vous assurer que les illustrations pour votre texte sont libres de droits ou, le cas échéant, fournir des photographies ou des reproductions de vos oeuvres personnelles de haute résolution.