Journées d'Automne de la SFPE-AT les 27et 28 novembre 2010
Quels en sont les effets individuels, groupaux et psychopathologiques ?
Lorsqu'on aborde la dimension psychiatrique ou psychologique du secret, la première pensée qui vient à l'esprit concerne les fameux secrets de famille, si fréquents et nocifs lorsqu'ils sont brusquement divulgués ou devinés, mais souvent encore plus délétères s'ils sont tus, formant une crypte ou, se transmettant de génération en génération, empoisonnant tout le groupe familial.
Secret de famille, notamment sous forme de « fantôme dans le placard » ; secret des origines, favorisant diverses expressions délirantes, dont les délires de filiation ou de parentalité ; secret confondu à l'intimité du « roman familial » névrotique ; secret des organes en cas de greffe ; secret professionnel, notamment du confessionnal ou du divan... Le secret, tout en étant préservé, alimente les rumeurs - on sait bien qu'un des principaux traits du secret est de « transpirer ».
Secrets d'alcôve, aussi, secrets de Polichinelle, ou bien ces secrets retenus ou « lâchés », qui nous font parler de la thématique « anale » du secret, retrouvant d'ailleurs là l'étymologie des « lieux d'aisance » de jadis. Et nous devons envisager tant la violation du secret que son exhibitionnisme dans le contexte audio-visuel, dans la zone extrême de la télé-réalité.
A l'opposé, il est aussi des secrets dits « positifs » : ceux qui donnent un pouvoir, ceux qui protègent l'intimité, ceux qui découlent de rites d'initiation...
Ces différentes pistes seront explorées au cours de nos Journées, aussi bien dans le domaine de la Psychopathologie de l'Expression que dans les approches thérapeutique et artistique.
Si vous êtes intéressé(e) par cet appel à communication, merci de faire parvenir par mail, en fichier attaché .doc, à ghislaine.reillanne@wanadoo.fr
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